Ces groupes mettent en lien des gens très différents qui ne se seraient pas forcement vus … et la rencontre se fait, là, grâce à ce cadre sécurisant : en route vers notre humanité.
Envolés les statuts, les catégories sociales, la lumière est mise sur le cadre de référence de chacun : d’où il vient ? Et si on dessinait, trait après trait, le parent que l’on a envie d’être, celui que l’on est ?

Les premiers temps de l’aventure peuvent surprendre : parler de soi, être à l’écoute d’inconnus, prendre ce temps de recul, cela ne va pas de soi. Et pourtant…
Reliés par le même objectif, celui d’accompagner au mieux ses enfants, les parents se retrouvent un soir tous les 15 jours, une journée toutes les semaines, ou le temps d’un week-end … que d’expériences partagées, de prises de conscience, de souvenirs évoqués, d’émotions, de résonances : toi qui me ressemblais si peu, j’apprends à voir tes blessures, à te considérer, à te soutenir.

Il y a une vibration, du vivant dans tous ses états, des émotions qui sont bénéfiques, des inspirations, des imitations, entre pairs. Voir l’autre bouger fait bouger.
Dans ce rdv un peu secret, on s’ouvre à son empathie, à de nouveaux comportements: mais alors, le cerveau est vraiment plastique !
Mais chut ! Cet espace est précieux : chacun existe comme il a peu l’occasion de la faire ailleurs.
On grandit dans le regard confiant de nos pairs. La confiance remonte. Et la confiance dans les enfants aussi ! C’est bon pour la relation, c’est bon pour eux de se sentir bons.
Et le chemin continue … une croissance personnelle, aux côtés des autres, dans cet intime commun.

Nous sommes des êtres sociaux, et nous avons besoin d’être considérés comme nous étions hier, comme nous grandissons, comme ce que nous devenons, et même qui nous serons demain.
Loin, l’ego qui a peur de mal faire, du sachant qui contrôle et qui sait mieux que nous … nous débranchons peu à peu les pilotes automatiques.
Le passé se réinvite, quelque fois avec toute sa force, chacun est invité à s’écouter, car chacun sait pour soi.

Après la culpabilité, la honte, l’impuissance, il y a l’espoir, la tolérance. Peu à peu, chacun devient un peu plus acteur de sa vie.
Et voit en ses enfants toute l’humanité et l’espoir qu’il a expérimenté dans ce groupe.

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